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A notre grande surprise, nous obtenons nos visas iraniens dans un délai record de quatre jours et avant tous les autres qui nous avaient pourtant précédés. Cela prouve bien que la délivrance dépend uniquement de l'humeur de la personne derrière le guichet ! Finalement nous avons été bien avisés de prendre le risque de demander nos visas seulement à Islamabad, car tous ceux qui sont passés par une agence, moyennant finances, ont dû attendre environ six semaines !

Terrasse de café, les pieds au frais !


Nous quittons quelques jours Islamabad pour aller explorer la région montagneuse du Nord. Nous optons pour la Khagan Valley, située à l'Ouest du Jammu et Kashmir et à l'Est de la Karakoram Highway. Cette dernière, est la route qui relie l'Asie du Sud à l'Asie Centrale et plus particulièrement le Pakistan à la Chine.
La vallée est longue de 160 kms et suit la rivière Kunhar. Elle commence à Balakot, ville qui a complètement été dévastée en 2005 par un tremblement de terre et qui est toujours en cours de reconstruction.
La route est, elle aussi, en travaux et ressemble plus souvent à une piste de 4x4. Les éboulements réguliers dus aux conditions climatiques hivernales et à la mousson retardent leur avancée.




A certains endroits, des passages ont été taillés dans les énormes coulées de neige qui obstruent la route et nous passons entre d'impressionnants murs de glace. Nous traversons le village de Khagan à 2200 m d'altitude. 20 kms plus loin, une autre coulée bloque la route, et les travaux de déblaiement commencent à peine. Il est encore trop tôt dans la saison pour pouvoir poursuivre jusqu'au village de Naran à 2400 m.



Nous trouvons un petit coin de verdure surplombant la rivière et profitons de la quiétude du lieu pour y passer la nuit.



 
Blue-Fronted Redstart
 

Le lendemain, nous rebroussons chemin et nous rencontrons les deux cyclistes Guillaume et Jérome, puis Monica et Winny.



Partie de cricket
 

Sur leurs conseils, à Kiwai, village situé un peu plus bas, nous bifurquons et grimpons 1300 m de dénivelé en 7 kms jusqu'à Shogram. Village dans les sapins, il offre une superbe vue panoramique sur les hauts et blancs sommets environnants. Nous dormons sur place et programmons une rando pour le lendemain. Durant la nuit, l'orage gronde et le lendemain matin, le temps est toujours incertain et couvert. Nous abandonnons notre promenade et redescendons vers Islamabad.



Himalayan Woodpecker


Ecole
 






Nous retrouvons notre camping le lundi 2O Avil en fin d'après-midi. Le 21 Avril, c'est l'anniversaire de Monica. Elle possède un four dans son camion et Phil et Tom nous font une bonne tarte et un gâteau aux pommes pour l'occasion.
Le lendemain, c'est journée mécanique au camping ! Chacun bricole sur son véhicule. Nous avons un pneu crevé pour la deuxième fois ici et Phil et Tom s'attèlent à sa réparation.
La route de la Khagan Valley n'a pas épargné non plus un pneu de Monica.

Le Jeudi, au ptit déjeuner, un beau 4x4 débarque avec deux "premiers de la classe" endimanchés ! Chemise rose pour l'un, chemise bleu clair pour l'autre, assorties de jolies cravates. Ils se présentent comme représentants de l'ambassade de France, mais en fait ce sont des policiers. Ils viennent pour voir Alex et Marie qui avaient rencontré la DRH de l'ambassade en ville, et elle s'inquiétait pour leur sécurité. Ils sont bien tombés en s'adressant à Phil en arrivant qui leur a exposé son point de vue sur les ambassades de France à l'étranger. Quand il leur a dit qu'ils ne servaient à rien, nos deux Dupont (Dupont avec un t ? ou avec un c ?) se sont vexés, et sont partis en nous disant qu'ils n'étaient pas venus pour nous. Au final, ils étaient venus pour dire à Alex et Marie que le Pakistan était dangereux ! Et qu'il ne fallait pas qu'on passe par Quetta, qu'il y avait des mines !!!!!!!!!!!!!!.....???????
Ils ne devaient pas savoir que Quetta était un passage obligé, qu'on y était passé à l'aller et qu'on y repasserait au retour, vu que c'est la seule route.
Des mines sur la route...on en a pas vu, de toute façon dès qu'on voit exploser un camion, on s'arrête...
Des conneries, on en a déjà entendu, mais les flics français du Pakistan, c'est le pompon ! En plus, ils ne savaient même pas que ce camping existait et qu'il y a régulièrement des voyageurs de tous les pays, notamment des français.
En partant, ils nous ont souhaité "bonne chance".

Encore un petit mot au sujet de l'ambassade française au Pakistan, nous avons croisé un voyageur qui y était juste allé demander un renseignement. Le consul l'a fait venir dans son bureau pour lui faire signer une décharge, le dégageant de toute responsabilité parce qu'il était dans un pays dangereux.
Nous précisons qu'il est délivré des visas pakistanais à Paris.
Nous voyageons en toute connaissance de cause et prenons nos responsabilités et ne demandons rien à ces connards ! (dixit Phil pour ceux qui n'auraient pas reconnu sa pensée PHILosophique)


Islamabad et Rawalpindi sont étroitement liées pour former une seule et énorme ville. Cependant 15 kms les séparent et alors que Rawalpindi est une ville ancienne avec ses bazars et son agitation, Islamabad est récente, aseptisée et verdoyante. Sa construction commença en 1961. L'ancienne capitale, Karachi, était loin de tout et la décision d'en construire une nouvelle près de Rawalpindi, ainsi que des stations d'été, fut prise en 1950. Elle n'a pas vraiment d'axe ni de centre, mais elle est quadrillée en secteurs construits chacun autour d'un centre commercial, avec ses propres résidences, magasins et parcs. Chaque secteur est nommé en fonction de sa disposition géographique par une lettre suivie d'un chiffre. Les rues et avenues sont numérotées et se coupent à angle droit comme à New York.

Ecoutant les Dupont qui nous avaient fortement déconseillé d'aller à Rawalpindi, (peut-être qu'il y a aussi des mines dans les rues ?) sages et disciplinés..... nous allons à Rawalpindi accompagnés d'Alex, Marie et leurs deux enfants. Nous nous plongeons dans les ruelles animées et colorées du Rajah Bazar. Véritable labyrinthe, on y trouve de tout. Il suffit de trouver la bonne ruelle...










Mise en fourrière locale.
Même de loin on arrive à savoir que
l'on se fait embarquer sa voiture !

 
Notre photographe amateur...

Un peu éloignée du bazar, se trouve la rue où se succèdent les magasins et fabricants de décorations clinquantes pour les camions. De vraies cavernes d'Ali Baba où l'on finit forcément par trouver son bonheur !




Photo dédiée à la famille Brand,
qui s'occupe bien de nos affaires.
 


Nous croisons Fabrice et Guillaume
et mangeons ensemble dans un petit resto local.


Président américain ou Maharaja, à vous de choisir...


Le Vendredi 24 Avril, le camping se vide. Chacun reprend sa route, mise à part Monica qui est passée par le net et qui attend toujours son visa iranien.

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