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Chez nous il faut attacher sa ceinture même à l'arrière, ici on s'attache comme on peut...

 

Nous quittons Quetta pour nous rendre plus au Sud, dans la région du Sindh. La route traverse le "Bolan Pass". Ce long défilé fut autrefois le chemin qu'empruntaient les caravanes de nomades et marchands, les envahisseurs et les soldats qui reliaient l'Inde et l'Asie Centrale. Cet endroit fut donc inévitablement le siège de nombreuses batailles. Aujourd'hui encore, cette route est fortement surveillée et nous avons droit, au premier checkpoint, à notre première escorte policière. De district en district les voitures se relaient. La nuit tombe, la voiture de police n'a même pas de phares, et les risques d'accident sont plus élevés que ceux de rencontrer des terroristes! Nous demandons à nous arrêter et ils nous conduisent dans la cour d'une station de police.
Nous sommes reçus par l'officier avec thé et petits gâteaux et un garde armé nous emmène jusqu'aux toillettes chaque fois que cela est nécessaire.

 

 

Le lendemain, après nous avoir demandé où nous voulons nous rendre, c'est reparti...les voitures se succèdent au fil de la journée. C'est fatigant pour le conducteur de suivre ces voitures qui n'avancent pas deux fois au même rythme et qui ne se soucient pas de savoir si l'on a besoin de s'arrêter. Seul avantage, pas besoin de regarder la carte ou de demander sa route.
Il y a beaucoup de photos à faire, et Phil ne se gène pas pour s'arrêter, forçant les policiers à faire marche arrière, et le temps qu'ils comprennent, nous voilà déjà repartis !

 

 

La région du Sindh est arrosée par l'Indus et elle est riche en agriculture. Nous assistons au travail des champs, notamment à la préparation des rizières et à la récolte manuelle du blé.
Il y a un taux d'humidité important et chaque jour un brouillard épais tombe en fin d'après-midi et ne se dissipe qu'en milieu de matinée.

 

 



 

Les américains ont Spiderman, les français Astérix,
et les pakistanais Super-Bourriquet !

 

Séparation manuelle des grains de l'ivraie

 

 

 


 
C'est la fa-mi-lle des Barbapapa !

 

Tom est content, il a retrouvé son cousin Jocelyn!

 

Les français se plaignent d'être dans la merde, içi ils n'ont pas l'air...

 

 

 

Ce jour là, nous nous posons à 20m d'un poste de police, sur le parking d'une entreprise de travaux publics gardé mais difficile d'être tranquilles.
Quand tout est installé, il faut toujours qu'il y ait un officier qui se pointe 2h après et qui trouve que nous ne sommes encore pas assez près du poste ! En général Phil leur fait bien comprendre que nous ne bougerons plus.
Cette fois là, on nous a quand même volé notre support de hayon en bois qui était resté dehors !
Phil les a tellement "tannés" avec ses "Where is my piece of wood ?" que l'officier du district suivant nous en a retrouvé un.

 

Au réveil, deux ouvriers nous font une démonstration d'un combat de coqs.

 

 

Nous rejoignons ensuite le site archéologique de Moenjodaro qui s'étent sur 250 hectares. Cette ancienne cité aurait débuté 4000 ans av J.C et ses vestiges sont le témoin d'une ancienne civilisation qui se serait développée le long de l'Indus sur 1500 kms.
La plupart des ruines mises au jour dateraient cependant de 2500 ans av J.C quand la ville fut à son apogée.
Moenjodaro signifie "Mound of the dead".
Si ce site est un des mieux préservés du Pakistan, il fait cependant bien pauvre à côté d'Ephèse et de Persepolis.

Durant toute la journée, nous sommes accompagnés par deux gardes qui ont été consignés à notre service.
L'endroit est isolé et paisible et nous décidons de passer la nuit ici. Il y a un petit motel qui jouxte le site et nous prenons une chambre surtout pour évincer toute escorte, avoir un peu d'intimité et faire une lessive. Pour dormir, nous préférons toutefois Boomerang garé sur le parking.

 


   

 

 

 

 

 


 

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