Le transfert de la capitale d'Almaty à Akmola, bourgade provinciale située au milieu des steppes, fut décidé et exécuté par le président Nazerbaev en décembre 1997. Akmola fut alors renommée Astana qui signifie capitale.
Cette ville permet de voir comment un gouvernement peut dépenser les bénéfices qu'il tire de la vente des 400 000 barils de pétrole produits chaque jour.

Au Sud du fleuve Ichim, nous découvrons une ville futuriste, aseptisé, sans âme où émergent des immeubles en verre et des tours au formes géométriques peu habituelles.
Sensation étrange que celle d'avoir été téléportés dans un autre monde ou d'avoir fait un bond en avant dans le temps...
Le reste de la ville présente peu d'intérêt et l'horizon n'est que grues et chantiers.
Dans un ancien quartier de maison, nous trouvons néanmoins un coin de verdure pour passer la nuit. A minuit, nous sommes réveillés par des soi-disants hommes de sécurité qui sentent l'alcool. Ils appellent Phil "droug" qui signifie l'ami. Ils veulent de l'argent pour que l'on puisse rester là. Phil se fâche en russe et se recouche. Ils appellent à nouveau "droug droug", toquent sur le 4x4, parlent fort et rigolent. Nous décidons donc de remballer et de changer d'endroit pour finir la nuit tranquille. Ils déguerpissent bien vite quand ils s'aperçoivent que nous sommes trois! Nous trouvons refuge sur un parking quelques rues plus lon et dormons tous les trois dans le véhicule pour rester discrets. Le lendemain matin, nous nous apercevons que nous sommes devant un bâtiment militaire. Le gardien vient nous demander ce que l'on fait là mais nous nous n'aurons pas plus d'ennuis.


 

 

 

 

 
Arrosage des jardinières à 10 m...

 

Le vrai bibendum existe...nous l'avons rencontré au Kazakhstan mais il n'est pas blanc...il est noir!

 

 

Depuis Astana, la steppe a fait place aux champs de blé à l'infini de parts et d'autres de la route.
Nous faisons un crochet par le lac de Burabaï situé à 200 kms au Nord de la ville. Avec ses forêts denses, ses formations rocheuses étranges et ces lacs éparses, cette région offre un contraste avec les steppes planes et c'est un endroit touristique pour les gens du pays. Mais nous arrivons en fin de saison. Dommage pour nous, le temps n'est pas au beau fixe et comme le site est protégé, le bivouac n'est pas facile à trouver.

 

 

 

Nous quittons le pays au Nord Ouest après la ville de Kostanaj par le poste frontière de Troisk (Russie).
Nous sommes le jeudi 14 septembre, il pleut, le vent glacial de Sibérie souffle et nous arrivons à l'heure de la pause repas des douaniers!

 

 

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