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Le temps d'effectuer les quelques formalités,
nous franchissons sans encombre la douane ouzbèque dans la région
du Karakalpakstan (Nord Ouest). On s'éloigne un peu de Noukous, première ville sur notre route, pour poser notre bivouac. |
On repère un coin ombragé sur un chemin de terre qui mène aux champs. Le propriétaire de la maison voisine fabrique des briques en torchis et on lui demande si on peut rester là. Il acquiesse et on échange quelques mots. Après les kms parcourus au Turkménistan, nous décidons de rester sur place le lendemain. |
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Nous nous dirigeons vers le Nord pour atteindre Moynaq. Autrefois l'un des deux grand port de la Mer d'Aral, cette ville se trouve aujourd'hui à 150 kms de l'eau. Les vestiges de sa flotte de pêche échoués sur le sable et rongés par la rouille sont le témoignage visible d'une des plus grave catastrophe écologique causé par l'homme. Des planificateurs soviétiques décidèrent
d'utiliser les fleuves se jetant dans la Mer d'Aral pour irriguer de
nouveaux champs de coton entrainant ainsi son assèchement et
dégradant le climat et l'écosystème de toute la
région au détriment de sa population. C'est dans cette ville, presque fantôme, écrasé
par la chaleur que nous rencontrons Genia. Il nous précède
sur sa motocyclette pour nous conduire sur les anciens rivages jonchés
de bateaux à la coque rouillée. Ses explications et le
récit de sa jeunesse ici nous font prendre conscience de l'ampleur
des dégats. Il nous invite ensuite chez lui. Sa maison semble
être construite sur une plage, mais pas de mer à l'horizon,
seul un désert de steppe à perte de vue... Il nous explique
alors que ses parents avaient une maison au bord de l'eau à quelques
mètres de là mais qu'elle a été emportée
lors d'une tempête. Ils ont alors reconstruit 100 m plus loin,
celle dans laquelle vit actuellement. A cette époque, ils étaient
loin de d'imaginer que trente ans plus tard elle se trouverait à
150 kms du rivage!
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Nous reprenons en sens inverse les 210 kms de route monotone à travers un paysage désertique jusque Noukous puis gagnons Ourgentch dans le Karezm (grand delta fertile isolé au milieu des déserts). Dans cette région les rizières sont omniprésentes et il nous est bien difficile de trouver des endroits pour bivouaquer à l'écart des moustiques et des chemins très fréquentés par les habitants qui vont travailler.
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